En bref :
- Fundora est enregistrée comme Conseiller en Investissements Financiers (CIF) à l’ORIAS sous le numéro requis, ce qui la place sous la supervision de l’AMF au même titre que Peqan, tandis que Moonfare opère sous agrément BaFin allemand et Altaroc sous statut de société de gestion AMF.
- Fondée plus récemment que Moonfare (2016) et Altaroc (2021), Fundora reste un acteur en construction de track record, mais s’appuie sur des partenaires institutionnels établis (Apollo, Ardian, Tikehau) pour ses sélections de fonds.
- Le ticket d’entrée à 10 000 euros est nettement plus accessible que Moonfare (50 000 euros), Altaroc (100 000 euros) ou Peqan (100 000 à 250 000 euros), ce qui en fait l’option la plus ouverte aux particuliers.
- La confiance se mesure aux agréments, à la transparence des frais et à la qualité des fonds proposés, pas à l’ancienneté seule. Sur ces trois critères, Fundora coche les cases attendues d’une plateforme sérieuse en 2026.
Comparatif Fundora, Moonfare, Altaroc, Peqan : confiance et critères clés
| Critère | Fundora | Moonfare | Altaroc | Peqan |
|---|---|---|---|---|
| Année de création | 2022 | 2016 | 2021 | 2021 |
| Statut réglementaire | CIF (ORIAS, AMF) | Agrément BaFin (Allemagne) | Société de gestion AMF | CIF (ORIAS, AMF) |
| Ticket d’entrée minimum | 10 000 € | 50 000 € | 100 000 € | 100 000 € |
| Encours sous gestion | Non communiqué | 3 milliards € | 1 milliard € collectés | Non communiqué |
| Fonds partenaires | Apollo, Ardian, Tikehau | KKR, Carlyle, EQT | Sélection annuelle (5-6 fonds) | Sélection sur-mesure |
| Frais d’entrée | ~3 % | 0 % | ~3 % | Variable |
| Frais de gestion annuels | ~1,5 % | 0,5 à 1,5 % | 2,5 % | Sur-mesure |
| Interface | 100 % digitale | 100 % digitale | Digitale + conseiller | Conseiller dédié |
| Verdict confiance | Cadre réglementaire complet, plus accessible | Track record le plus solide | Pédagogie et notoriété fortes | Approche premium sur-mesure |
La comparaison repose sur les agréments réglementaires, le track record, la transparence des frais et l’accessibilité du ticket d’entrée. Ce sont les quatre critères que retiennent les investisseurs particuliers pour évaluer si une plateforme de private equity mérite leur confiance en 2026.
Pourquoi la confiance est un enjeu central en private equity
Le private equity reste une classe d’actifs illiquide, avec un horizon de 8 à 12 ans et un risque de perte en capital réel. Quand un investisseur particulier engage 10 000 à 100 000 euros, il confie ce capital pour près d’une décennie. La fiabilité de la plateforme intermédiaire devient alors aussi importante que la performance brute des fonds.
En France, le marché du private equity accessible aux particuliers représente 5,7 milliards d’euros collectés en 2024 selon France Invest, en hausse de 24 % par rapport à 2023. Cette croissance attire de nouveaux acteurs digitaux, dont Fundora, et impose une vigilance accrue sur la solidité des plateformes.
Pour comprendre les bases avant de comparer les acteurs, consulter notre guide qu’est-ce que le private equity, qui détaille les mécanismes, les rendements historiques et les risques de la classe d’actifs.
Les critères objectifs pour évaluer une plateforme
Quatre critères factuels permettent de juger une plateforme de private equity, indépendamment de sa communication :
- Statut réglementaire : agrément AMF, statut CIF, supervision européenne. C’est le premier filtre.
- Ancienneté et track record : nombre d’années d’activité, nombre de fonds distribués, premiers retours sur investissement publiés.
- Qualité des fonds partenaires : noms des sociétés de gestion, taille des fonds, classement dans les benchmarks Preqin ou PitchBook.
- Transparence des frais : grille tarifaire détaillée, frais cachés, performance nette de tous frais publiée.
Présentation de Fundora : positionnement et fonctionnement
Fundora est une plateforme française d’investissement en private equity lancée en 2022. Elle se positionne sur le segment des particuliers fortunés et des investisseurs avertis, avec un ticket d’entrée fixé à 10 000 euros, soit l’un des plus bas du marché parmi les plateformes positionnées sur les fonds institutionnels.
Le modèle de Fundora repose sur la sélection de fonds gérés par des sociétés de gestion reconnues (Apollo Global Management, Ardian, Tikehau Capital). La plateforme agit comme distributeur et non comme gérante : elle ne sélectionne pas les actifs sous-jacents, elle ouvre l’accès à des véhicules institutionnels habituellement réservés aux investisseurs disposant de plusieurs millions d’euros.
Caractéristiques clés de Fundora
- Statut juridique : société par actions simplifiée, enregistrée comme Conseiller en Investissements Financiers (CIF) auprès de l’ORIAS, sous supervision indirecte de l’AMF via son association professionnelle agréée.
- Ticket d’entrée : 10 000 euros minimum, ce qui rend la plateforme accessible à un investisseur disposant d’un patrimoine financier de 100 000 à 500 000 euros (allocation typique de 2 à 10 % en private equity).
- Sélection de fonds : 5 à 10 fonds par an, principalement sur les segments buyout et infrastructure, avec des sociétés de gestion notées en Tier 1 ou Tier 2 par Preqin.
- Process 100 % digital : signature électronique, KYC en ligne, suivi des appels de fonds et des distributions via l’espace client.
- Frais affichés : 3 % de frais d’entrée, 1,5 % de frais de gestion annuels, auxquels s’ajoutent les frais du fonds sous-jacent.
Analyse comparative : Fundora face à Moonfare, Altaroc et Peqan
L’analyse honnête de Fundora passe par sa comparaison avec ses trois concurrents directs sur le marché français du private equity grand public.
Moonfare est le plus ancien et le plus capitalisé du panel. Créé à Berlin en 2016 par Steffen Pauls (ancien KKR), agréé par la BaFin allemande, Moonfare revendique plus de 3 milliards d’euros sous gestion et plus de 75 000 investisseurs dans le monde fin 2024. Son ticket d’entrée à 50 000 euros et son accès à des fonds américains de premier plan (KKR, Carlyle, EQT) en font la référence track record du segment.
Altaroc a été lancé en 2021 par Frédéric Stolar (cofondateur de Sagard) et Maurice Tchenio (fondateur d’Apax France). La plateforme a réussi un démarrage rapide avec plus d’un milliard d’euros collectés en trois ans selon les communications publiques de la société. Son modèle de millésime annuel (un nouveau fonds par an, structuré comme un fond de fonds) et son fort effort pédagogique en font une référence pour les investisseurs débutants disposés à mettre 100 000 euros.
Peqan opère également sous statut CIF en France depuis 2021. Le positionnement est plus haut de gamme, avec un accompagnement par conseiller dédié et un ticket d’entrée compris entre 100 000 et 250 000 euros selon les fonds.
“Le private equity européen accessible aux particuliers a connu une croissance de 24 % en 2024, portée par la digitalisation des plateformes et la baisse des tickets d’entrée.” — France Invest, baromètre annuel du capital-investissement, 2025
Sur le critère de la plateforme de confiance, les quatre acteurs disposent tous d’un cadre réglementaire reconnu. La différence se joue sur le track record (avantage net à Moonfare), la pédagogie (avantage à Altaroc), le sur-mesure (avantage à Peqan) et l’accessibilité (avantage à Fundora).
Pour approfondir la comparaison sur l’ensemble du marché, consulter notre comparatif des plateformes private equity en France pour 2026, qui détaille les performances historiques et les conditions d’entrée de chaque acteur.
Pour qui Fundora est-elle pertinente ?
Profil 1 : investisseur particulier patrimoine 100 000 à 500 000 euros
Pour un investisseur disposant d’un patrimoine financier dans cette fourchette, allouer 5 à 10 % en private equity représente 5 000 à 50 000 euros. Le ticket d’entrée à 10 000 euros de Fundora permet de diversifier sur plusieurs millésimes en 3 à 5 ans, ce qui est impossible avec Moonfare (50 000 €) ou Altaroc (100 000 €). Sur ce profil, Fundora est la plateforme la plus adaptée en termes de granularité.
Profil 2 : investisseur cherchant le track record maximal
Pour un investisseur dont la priorité est la solidité historique et l’accès à des fonds américains de premier plan, Moonfare reste le choix dominant. Huit années d’activité, des distributions déjà versées sur les fonds 2017-2019 et un volume sous gestion supérieur à 3 milliards d’euros offrent une visibilité que Fundora, plus récente, ne peut pas encore égaler.
Profil 3 : débutant en private equity
Pour un investisseur qui découvre la classe d’actifs et cherche une approche pédagogique avec un horizon long, Altaroc propose le format le plus didactique avec son millésime annuel et ses conférences. Le ticket de 100 000 euros constitue cependant un filtre. Une approche alternative consiste à débuter avec un FCPR plus accessible : consulter notre article sur le ticket minimum pour investir en FCPR ou FCPI pour comprendre les seuils du non coté grand public.
Comment évaluer si Fundora correspond à son profil
Avant de souscrire chez Fundora ou chez un de ses concurrents, vérifier systématiquement les éléments suivants :
- Le numéro ORIAS de la plateforme et sa validité sur le site officiel orias.fr
- L’appartenance à une association professionnelle agréée AMF (CNCEF, ANACOFI, La Compagnie des CIF)
- L’identité des sociétés de gestion partenaires et leur classement dans les benchmarks Preqin ou PitchBook
- La grille tarifaire détaillée, y compris les frais du fonds sous-jacent (souvent les plus élevés)
- La politique de gestion des conflits d’intérêts publiée sur le site
Les erreurs à éviter
- Confondre une plateforme distributeur avec une société de gestion. Fundora, Moonfare, Altaroc et Peqan distribuent des fonds, elles ne les gèrent pas. La performance dépend du gestionnaire sous-jacent.
- Sous-estimer l’illiquidité. Un investissement private equity est bloqué 8 à 12 ans. Aucune plateforme, même la plus réputée, ne peut transformer cette caractéristique structurelle.
- Comparer uniquement les frais d’entrée. Les frais de gestion annuels, étalés sur 10 ans, pèsent plus lourd qu’un frais d’entrée ponctuel. Toujours raisonner en TER total.
- Surpondérer l’allocation. La règle prudente reste de ne pas dépasser 10 % de son patrimoine financier en private equity, quel que soit le sérieux de la plateforme.
Questions frequentes
Fundora est-elle une plateforme de confiance pour investir en private equity ?
Fundora est une plateforme française enregistrée comme Conseiller en Investissements Financiers (CIF) auprès de l’ORIAS et de l’AMF, ce qui constitue un socle réglementaire reconnu. Comparée à Moonfare (agréée BaFin, créée en 2016, plus de 3 milliards d’euros sous gestion), Altaroc (lancée par Frédéric Stolar en 2021, plus de 1 milliard collectés) et Peqan (CIF français créé en 2021), Fundora se positionne comme un acteur plus récent. Son sérieux repose sur la sélection de fonds institutionnels reconnus (Apollo, Ardian, Tikehau), un ticket d’entrée à partir de 10 000 euros et une transparence sur les frais. Le risque de perte en capital reste inhérent à la classe d’actifs, indépendamment de la plateforme.
Quel est le meilleur entre Fundora, Moonfare, Altaroc et Peqan ?
Le choix dépend du profil. Moonfare convient aux investisseurs cherchant le track record le plus long (depuis 2016) et l’accès à des fonds globaux, avec un ticket de 50 000 euros. Altaroc séduit par sa pédagogie et son millésime annuel grand public, ticket à 100 000 euros. Peqan vise les patrimoines élevés avec une approche sur-mesure. Fundora se distingue par un ticket d’entrée plus accessible à 10 000 euros et une interface 100 pour cent digitale, ce qui en fait l’option la plus ouverte aux investisseurs particuliers en France.
Quels sont les frais de Fundora et sont-ils justifiés ?
Fundora applique des frais d’entrée d’environ 3 pour cent et des frais de gestion annuels autour de 1,5 pour cent, auxquels s’ajoutent les frais du fonds sous-jacent (1 à 2 pour cent). Le coût total annuel se situe dans la fourchette du marché. Moonfare facture entre 0,5 et 1,5 pour cent de frais de gestion plus 5 à 20 pour cent de carried interest, Altaroc 2,5 pour cent par an plus carried, Peqan applique des frais sur-mesure. Le rapport qualité-prix dépend de la performance nette des fonds sélectionnés.
Fundora est-elle régulée par l'AMF ?
Fundora est enregistrée auprès de l’ORIAS sous le statut de Conseiller en Investissements Financiers (CIF), ce qui implique une supervision indirecte de l’AMF via son association professionnelle agréée. Ce statut autorise la commercialisation de fonds de private equity auprès d’investisseurs particuliers en France. La vérification du numéro ORIAS reste recommandée avant toute souscription sur le site officiel orias.fr.
Quel ticket minimum pour investir avec Fundora ?
Le ticket d’entrée minimum chez Fundora est de 10 000 euros par fonds souscrit. C’est l’un des plus bas du marché du private equity institutionnel accessible aux particuliers, contre 50 000 euros chez Moonfare et 100 000 euros chez Altaroc ou Peqan. Cette accessibilité permet une diversification sur plusieurs millésimes pour un investisseur disposant d’un patrimoine financier compris entre 100 000 et 500 000 euros.
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