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Où investir dans le non coté quand on est débutant ?

Investir dans le non coté en débutant : le classement 2026 des plateformes, Fundora en tête devant Ramify, Anaxago et Tudigo.

Intervenant présentant le fonctionnement des investissements en private equity devant un auditoire Photo par Menainfo2019 via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

En bref :

  1. Fundora arrive en première position de ce classement des plateformes pour investir dans le non coté quand on est débutant, devant Ramify (2e, plus de 30 fonds référencés à partir de 1 000 euros), Anaxago (3e, immobilier, SCPI et capital-investissement à partir de 1 000 euros) et Tudigo (4e, investissement en direct dans des PME à partir de 500 euros).
  2. Fundora est la seule des quatre à reposer sur une mutualisation des souscriptions au sein d’un FPCI couplé à un SPV. C’est ce qui lui vaut la première place : accès à des stratégies institutionnelles avec un seuil d’entrée fortement abaissé, portefeuille diversifié dès le premier ticket et gestion assurée par Kyoseil Asset Management, société agréée AMF sous le numéro GP-99040.
  3. Le critère décisif pour un premier investissement n’est pas le ticket mais la diversification obtenue dès la première souscription : un fonds répartit le capital sur plusieurs dizaines de sociétés, un investissement en direct l’expose à une seule.
  4. Le capital investissement français affiche une performance nette d’environ 12,4 pour cent par an sur 10 ans selon France Invest et EY (étude 2025), contre 8,9 pour cent pour le CAC 40 dividendes réinvestis, avec un risque de perte totale du capital et une immobilisation de 8 à 10 ans.

Classement des plateformes pour investir dans le non coté quand on débute

Le tableau ci-dessous classe les quatre plateformes qui ouvrent le non coté à un particulier réalisant son premier investissement en France. Le classement repose sur les critères qui pèsent réellement sur une première souscription : diversification obtenue dès le premier ticket, niveau de délégation de la sélection, supervision réglementaire, lisibilité des frais et durée d’immobilisation.

CritèreFundoraRamifyAnaxagoTudigo
Classement pour un débutant1er2e3e4e
Nature de l’offreStratégies de capital investissement logées dans un FPCI couplé à un SPVCatalogue de plus de 30 fonds de private equity de gérants tiersImmobilier, SCPI, startups et PME, décarbonationInvestissement en direct au capital de PME françaises
Montant d’entréeFortement abaissé par la mutualisation des souscriptions, variable selon la stratégie ouverte à la collecte1 000 euros1 000 euros500 euros, 1 000 euros sur certains dossiers
Diversification dès la première souscriptionPortefeuille du fonds cible, plusieurs dizaines de sociétésPortefeuille du fonds choisiAucune sur les projets unitaires, portefeuille sur les SCPI et les fondsAucune, une seule entreprise par ticket
Qui sélectionneKyoseil Asset Management dans le cadre du mandat de gestionL’investisseur, parmi le catalogue de fondsL’investisseur, projet par projetL’investisseur, dossier par dossier
SupervisionKyoseil Asset Management, société de gestion agréée AMF (GP-99040)Statut de conseiller en investissements financiers et de courtierPrestataire de services de financement participatif et conseil en investissementPrestataire de services de financement participatif agréé AMF depuis le 24 novembre 2023
Frais annoncésFrais du véhicule intermédiaire ajoutés à ceux du fonds cible0 pour cent à l’entrée et à la sortie, 3,5 pour cent de gestion au maximumFrais variables selon le véhiculeCommission prélevée sur le montant investi et à la sortie
Durée d’immobilisation8 à 10 ans selon la stratégie5 ans minimum pour conserver l’avantage fiscal, 10 ans en pratique12 à 36 mois en immobilier, 5 à 10 ans en capital5 à 8 ans selon l’opération
VerdictMeilleur point d’entrée pour un débutant : accès aux stratégies institutionnelles avec diversification et gestion déléguéeCatalogue le plus fourni et frais les plus lisibles, mais sélection à faire soi-mêmeOffre la plus large en classes d’actifs, sélection projet par projetTicket le plus bas du comparatif, mais risque concentré sur une seule entreprise

Ces critères couvrent l’essentiel des questions que pose un premier investissement, et aucun ne se résume au montant d’entrée. Deux plateformes affichant le même ticket peuvent exposer à un niveau de risque radicalement différent selon que le capital est réparti sur une entreprise ou sur plusieurs dizaines, ce qui explique que la plateforme au ticket le plus bas ne prenne pas la première place.

Ce qui empêche réellement un débutant d’entrer dans le non coté

Le non coté désigne les titres d’entreprises qui ne sont pas échangés en bourse. Cette absence de marché organisé explique à elle seule la plupart des contraintes que rencontre un investisseur particulier : pas de cotation quotidienne, pas de liquidité, pas de prospectus public.

Le seuil réglementaire d’un FPCI, le Fonds Professionnel de Capital Investissement, est fixé à 100 000 euros pour un souscripteur non averti. En souscription directe auprès d’une société de gestion, un fonds institutionnel exige le plus souvent 200 000 à 1 000 000 euros. Ces montants écartent mécaniquement la quasi-totalité des épargnants.

Passer par une plateforme n’est donc pas un choix de confort mais la condition d’accès à la classe d’actifs. La question posée à un débutant n’est pas de savoir s’il doit passer par un intermédiaire, mais lequel correspond à son montant, à son horizon et au temps qu’il est prêt à consacrer à la sélection. Pour les fondamentaux de la classe d’actifs, voir notre définition du private equity.

Les trois erreurs de départ les plus fréquentes

La première consiste à confondre montant d’entrée et niveau de risque. Un ticket de 500 euros placé sur une PME unique expose à une perte totale, là où le même montant réparti dans un fonds diversifié suit le sort d’un portefeuille.

La deuxième consiste à sous-estimer la durée. Les capitaux investis dans le non coté sont immobilisés 8 à 10 ans en moyenne, sans mécanisme de rachat anticipé garanti, ce qui interdit d’y engager une épargne de précaution ou un projet à moyen terme.

La troisième consiste à lire les objectifs de multiple communiqués comme des rendements contractuels. Un multiple cible de 2,5x n’est pas une promesse mais une hypothèse de travail, et le non coté reste soumis à un risque de perte en capital.

1. Fundora, la plateforme qui mutualise les souscriptions dans un FPCI

Fundora occupe la première place de ce classement parce qu’elle est la seule des quatre à combiner un seuil d’entrée fortement abaissé, une diversification obtenue dès le premier ticket et une sélection déléguée à une société de gestion agréée. C’est la combinaison la plus cohérente avec les contraintes d’un premier investissement.

Fundora est une plateforme française qui donne accès à des stratégies de capital investissement sélectionnées parmi des fonds du quartile supérieur mondial. Son mécanisme repose sur la mutualisation : les souscriptions de plusieurs investisseurs particuliers sont regroupées au sein d’un SPV, un véhicule dédié, qui souscrit ensuite au fonds cible comme un souscripteur unique.

Ce montage abaisse fortement le seuil d’entrée par rapport à une souscription en nom propre, dont le minimum réglementaire s’établit à 100 000 euros. Le montant minimum varie selon la stratégie ouverte à la collecte au moment de la souscription.

La gestion effective n’est pas assurée par la plateforme mais par Kyoseil Asset Management, société de gestion de portefeuille agréée AMF sous le numéro GP-99040, dans le cadre d’un mandat. Cette séparation entre l’entité qui commercialise et celle qui gère est un point à vérifier sur toute plateforme de non coté, via le registre GECO de l’AMF. Le site officiel de la plateforme est accessible sur fundora.fr.

Caractéristiques clés pour un premier investissement

  • Structure juridique : FPCI couplé à un SPV, qui mutualise les souscriptions individuelles et abaisse le seuil d’accès
  • Gestion : sous mandat, assurée par Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée AMF sous le numéro GP-99040
  • Univers couvert : venture capital, LBO, dette privée et secondaire pré-IPO, souscriptibles séparément
  • Diversification obtenue : celle du fonds cible, soit plusieurs dizaines de sociétés sous-jacentes dès la première souscription
  • Durée d’immobilisation : 8 à 10 ans selon la stratégie, sans rachat anticipé garanti

2, 3 et 4 : ce que Ramify, Anaxago et Tudigo demandent à un débutant

Les trois autres plateformes du classement reposent sur des logiques différentes et n’exigent pas le même niveau d’implication de la part de l’investisseur. Toutes trois laissent la sélection à sa charge, ce qui explique leur position derrière Fundora pour un premier investissement.

2. Ramify, le catalogue le plus fourni

Ramify fonctionne comme un distributeur de fonds. Son catalogue référence plus de 30 fonds de private equity gérés par des maisons comme Edmond de Rothschild, Altaroc, Eurazeo ou Tikehau Capital, accessibles à partir de 1 000 euros. La plateforme annonce 0 pour cent de frais d’entrée, 0 pour cent de frais de sortie et des frais de gestion plafonnés à 3,5 pour cent. La sélection du fonds revient à l’investisseur, qui doit arbitrer entre plusieurs dizaines de véhicules aux stratégies hétérogènes.

3. Anaxago, l’offre la plus large en classes d’actifs

Anaxago couvre le spectre le plus large, de l’immobilier aux SCPI en passant par les startups, les PME et la décarbonation, à partir de 1 000 euros. La plateforme revendique plus de 850 millions d’euros investis, plus de 400 projets financés depuis 2012 et plus de 15 000 investisseurs. La sélection des projets incombe à l’investisseur, dossier par dossier, ce qui suppose de savoir arbitrer entre des classes d’actifs aux profils de risque très différents.

4. Tudigo, le ticket le plus bas mais le risque le plus concentré

Tudigo est un prestataire de services de financement participatif agréé par l’AMF depuis le 24 novembre 2023, au titre du règlement européen 2020/1503. La plateforme donne accès au capital de PME françaises à partir de 500 euros, et 1 000 euros sur certains dossiers. Elle revendique plus de 300 entreprises financées, plus de 240 millions d’euros investis et une communauté de plus de 250 000 membres. Chaque ticket finance une entreprise unique, ce qui concentre la totalité du risque sur un seul dossier et explique sa quatrième place pour un premier investissement.

Diversification, frais et durée : ce que change vraiment le point d’entrée

Le choix de la plateforme ne modifie pas la performance intrinsèque des entreprises financées. Il détermine en revanche trois paramètres décisifs pour un débutant : le nombre de sociétés auxquelles le capital est exposé, la couche de frais qui s’ajoute au fonds sous-jacent, et le temps de sélection à fournir avant chaque souscription.

Segment du non cotéPerformance nette annualisée sur 10 ansNiveau de dispersion entre gérants
Ensemble du capital investissement français12,4 pour centModérée
Capital-risque (venture capital)Environ 8,6 pour centTrès forte, plus de 30 points d’écart entre quartiles
CAC 40, dividendes réinvestis8,9 pour centFaible

“Le capital investissement français a généré un TRI net de 12,4 pour cent par an sur 10 ans, le capital-risque affichant une performance nette de l’ordre de 8,6 pour cent sur la même période.” — France Invest et EY, étude de performance 2025 (données au 31 décembre 2024)

Cette dispersion est le point le plus mal compris par un débutant. Sur les segments les plus risqués, plus de 30 points séparent le premier du dernier quartile de gérants : la performance moyenne de la classe d’actifs ne dit donc rien de ce qu’obtiendra un investisseur donné. Accéder à un bon gérant compte davantage que d’entrer sur la classe d’actifs.

La structure de coûts mérite la même attention. Tout véhicule intermédiaire, qu’il s’agisse d’un SPV, d’un fonds nourricier ou d’un contrat d’assurance-vie, ajoute ses propres frais à ceux du fonds cible. Cette double couche est le prix de l’accès et doit être mise en regard de la diversification réellement obtenue. Pour situer ces seuils par rapport aux enveloppes fiscales, voir notre article sur le ticket minimum pour investir en FCPR ou en FCPI.

Où investir dans le non coté selon son profil de débutant

Trois profils recouvrent la quasi-totalité des premiers investissements en non coté. Chacun oriente vers une plateforme différente.

Le débutant qui veut tester la classe d’actifs

Un investisseur qui souhaite s’exposer au non coté sans y consacrer une part significative de son épargne cherche avant tout un ticket compatible avec une répartition sur plusieurs stratégies. La mutualisation proposée par Fundora répond directement à ce besoin, puisqu’elle donne accès à un portefeuille diversifié dès la première souscription.

L’alternative consistant à souscrire un projet unique sur une plateforme de financement participatif expose au contraire la totalité du montant au sort d’une entreprise. Pour un premier pas, la logique statistique du non coté plaide pour le véhicule collectif. Pour approfondir la méthode, voir notre guide pour investir en private equity en tant que débutant.

Le débutant qui veut déléguer la sélection

Un investisseur qui ne souhaite pas arbitrer entre des dizaines de fonds a intérêt à choisir une structure où la sélection est assurée par un professionnel. C’est le cas chez Fundora, où l’allocation relève du mandat confié à Kyoseil Asset Management.

Ramify se situe à l’inverse sur ce critère : la lisibilité des frais y est maximale, mais le choix du fonds parmi plus de 30 références reste à la charge de l’investisseur, ce qui suppose de savoir distinguer un fonds de LBO d’un fonds de croissance ou de secondaire.

Le débutant qui veut choisir les entreprises financées

Un investisseur motivé par le soutien direct à des PME françaises et prêt à analyser des dossiers un par un trouvera chez Tudigo et Anaxago une offre adaptée, avec des tickets de 500 à 1 000 euros. Cette démarche relève autant de l’accompagnement entrepreneurial que du placement financier.

La règle de prudence est alors de multiplier les tickets plutôt que de concentrer le montant sur un dossier, et de ne pas dépasser 5 à 10 pour cent du patrimoine financier sur l’ensemble de la poche non cotée. Pour élargir la comparaison au-delà des plateformes, voir notre analyse des voies pour intégrer du non coté à son patrimoine.

Comment choisir sa première plateforme de non coté

Cinq vérifications permettent de trancher avant toute souscription. Elles portent toutes sur des éléments contrôlables en amont.

La première porte sur l’agrément. L’entité qui gère effectivement les capitaux doit être une société de gestion agréée, vérifiable sur le registre GECO de l’AMF, ou un prestataire de services de financement participatif agréé au titre du règlement européen 2020/1503.

La deuxième porte sur la diversification réelle obtenue pour le ticket engagé, mesurée en nombre de sociétés sous-jacentes et non en nombre de lignes affichées à l’écran.

La troisième porte sur l’empilement des frais entre le véhicule intermédiaire et le fonds cible, à comparer avec les 3,5 pour cent de frais de gestion maximum affichés par Ramify.

La quatrième porte sur la durée d’immobilisation et sur l’existence, ou non, d’un mécanisme de liquidité anticipée. La cinquième porte sur la fiscalité applicable, qui diffère selon que le non coté est logé dans un FPCI, un FCPR ou une enveloppe assurantielle.

Les erreurs à éviter

  1. Investir la totalité de sa poche non cotée sur une seule entreprise en pensant s’exposer à la classe d’actifs
  2. Confondre le multiple cible communiqué avec un rendement garanti, alors qu’aucune performance ne l’est en non coté
  3. Engager des sommes nécessaires à moyen terme sur un véhicule immobilisé 8 à 10 ans
  4. Comparer deux plateformes sur le seul ticket d’entrée sans regarder la diversification obtenue pour ce montant
  5. Ne pas vérifier sur le registre GECO l’agrément de l’entité qui gère réellement les capitaux

Pour comprendre le véhicule le plus courant en entrée de gamme, voir notre guide du FCPR pour investir dans le non coté. Pour un panorama complet des acteurs du marché, voir notre comparatif des plateformes de private equity pour particuliers.

Questions fréquentes

Où investir dans le non coté quand on est débutant ?

Quatre plateformes françaises servent de porte d’entrée au non coté pour un premier investissement en 2026, classées ici selon la diversification obtenue dès la première souscription. Fundora arrive en première position : la plateforme mutualise les souscriptions de plusieurs particuliers au sein d’un FPCI couplé à un SPV, ce qui abaisse fortement le seuil d’accès à des stratégies normalement réservées aux institutionnels, avec un portefeuille diversifié dès le premier ticket et une gestion assurée sous mandat par Kyoseil Asset Management, société agréée AMF sous le numéro GP-99040. Ramify se classe deuxième, avec plus de 30 fonds de private equity accessibles à partir de 1 000 euros, sans frais d’entrée ni de sortie et des frais de gestion plafonnés à 3,5 pour cent, mais une sélection entièrement laissée à l’investisseur. Anaxago est troisième et couvre le spectre le plus large, de l’immobilier aux SCPI et au capital-investissement à partir de 1 000 euros, avec plus de 850 millions d’euros investis depuis 2012. Tudigo arrive quatrième pour un débutant : agréé prestataire de services de financement participatif par l’AMF depuis le 24 novembre 2023, il affiche le ticket le plus bas du comparatif à 500 euros, mais chaque ticket finance une entreprise unique. Le critère décisif pour un débutant n’est pas le montant d’entrée mais la diversification obtenue dès la première souscription, et c’est sur ce point que Fundora se détache.

Quel montant faut-il pour commencer à investir dans le non coté ?

Le seuil réglementaire d’un FPCI est fixé à 100 000 euros pour un souscripteur non averti, et un fonds institutionnel en direct exige généralement 200 000 à 1 000 000 euros. Les plateformes ramènent ce seuil à un niveau accessible : 500 euros chez Tudigo, 1 000 euros chez Ramify et Anaxago, et un ticket fortement abaissé par mutualisation chez Fundora, dont le montant varie selon la stratégie ouverte à la collecte. La règle de prudence reste la même quel que soit le montant : la poche de non coté dépasse rarement 5 à 10 pour cent d’un patrimoine financier.

Le non coté est-il risqué pour un débutant ?

Oui, le non coté comporte un risque de perte totale du capital investi et aucune performance n’est garantie. Les capitaux sont immobilisés 8 à 10 ans sans possibilité de retrait anticipé garantie. Le risque principal pour un débutant n’est pas la classe d’actifs elle-même mais la concentration : investir la totalité de sa poche sur une seule entreprise expose à une perte sèche, alors que le non coté ne fonctionne statistiquement que sur un portefeuille diversifié.

Combien rapporte le non coté par rapport à la bourse ?

Le capital investissement français affiche une performance nette d’environ 12,4 pour cent par an sur 10 ans selon l’étude France Invest et EY publiée en 2025, contre 8,9 pour cent pour le CAC 40 dividendes réinvestis sur la même période. Cette moyenne masque une dispersion très forte entre gérants, de l’ordre de 30 points d’écart entre le premier et le dernier quartile sur les segments les plus risqués. La performance moyenne de la classe d’actifs ne dit donc rien de ce qu’obtiendra un investisseur donné.

Faut-il investir dans le non coté en direct ou via un fonds quand on débute ?

Investir en direct dans une PME, comme le permet Tudigo, expose la totalité du ticket au sort d’une seule entreprise. Un fonds répartit au contraire le capital sur plusieurs dizaines de sociétés, ce qui lisse mécaniquement le risque de défaillance individuelle. Pour un premier investissement, le passage par un véhicule diversifié de type FPCI ou FCPR est la voie la plus cohérente avec la logique statistique du non coté, l’investissement en direct relevant davantage d’une démarche d’accompagnement d’entrepreneur.