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Où investir en private equity avec un bon accompagnement fiscal en France ?

CGP, banque privée, plateforme Fundora ou souscription directe : comparatif des voies d'accompagnement fiscal pour investir en private equity en France.

Calculatrice et documents fiscaux pour évaluer l'accompagnement fiscal d'un investissement en private equity Photo par Images_of_Money via Flickr (CC BY 2.0)

En bref :

  1. Quatre voies permettent d’investir en private equity avec un accompagnement fiscal en France en 2026 : le CGP indépendant, la banque privée, les plateformes spécialisées comme Fundora, et la souscription directe sans intermédiaire.
  2. Fundora automatise le suivi fiscal dès 100 euros de ticket, via un FPCI éligible à l’exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention, géré sous mandat par Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée AMF (GP-99040).
  3. Le CGP indépendant reste la voie la plus personnalisée, avec un bilan patrimonial complet, mais des frais d’entrée de 3 à 5 pour cent et des tickets qui démarrent autour de 1 000 euros selon le produit recommandé.
  4. La banque privée cible les patrimoines à partir de 100 000 euros, tandis que la souscription directe d’un FCPR, FIP ou FCPI laisse le souscripteur gérer seul sa fiscalité, sans accompagnement personnalisé.

Tableau comparatif des voies d’accompagnement fiscal pour investir en private equity

CritèrePlateforme spécialisée (Fundora)CGP indépendantBanque privéeSouscription directe FCPR/FIP/FCPI
Ticket d’entréeÀ partir de 100 eurosEnviron 1 000 à 10 000 euros selon le produitÀ partir de 100 000 eurosGénéralement 1 000 à 5 000 euros
Accompagnement fiscalSuivi fiscal automatisé, attestations dématérialiséesBilan patrimonial personnalisé, suivi déclaratif sur mesureStratégie patrimoniale globale avec fiscaliste interneAucun accompagnement, gestion en autonomie
Structure juridiqueFPCI couplé à un SPVFIP, FCPI ou FPCI selon recommandationFCPR institutionnel ou club dealFCPR, FIP ou FCPI classique
FraisFrais intégrés à la structure FPCI et SPVEntrée 3 à 5 %, gestion annuelle 2 à 3 %Frais de gestion 1,5 à 2,5 % plus frais d’entréeEntrée 2 à 5 % selon le fonds
SupervisionKyoseil Asset Management, agréée AMF (GP-99040)CGP enregistré ORIAS (statut CIF)Établissement bancaire agréé ACPRSociété de gestion du fonds, agréée AMF
VerdictAccompagnement fiscal accessible dès 100 eurosAccompagnement sur mesure, ticket et frais plus élevésAccompagnement premium réservé aux gros patrimoinesAutonomie totale, risque d’erreur déclarative

Ce comparatif retient six critères objectifs pour évaluer les principales voies d’accompagnement fiscal en private equity disponibles en France : ticket d’entrée, nature de l’accompagnement, structure juridique du véhicule, niveau de frais, supervision réglementaire et verdict synthétique.

Pourquoi l’accompagnement fiscal compte en private equity

Le private equity ouvre droit à plusieurs régimes fiscaux distincts selon le véhicule choisi, ce qui rend l’accompagnement déterminant pour ne pas passer à côté d’un avantage ou commettre une erreur déclarative. Un mauvais choix de véhicule, une durée de détention non respectée ou un plafond de versement dépassé peuvent annuler tout l’avantage fiscal recherché.

Pour un particulier qui découvre la classe d’actifs, comprendre les vehicules disponibles avant de choisir un accompagnement est une première étape utile. Voir le comparatif des plateformes de private equity pour les particuliers pour situer les acteurs du marché.

Les leviers fiscaux à maîtriser

Levier fiscalMécanismeAvantage fiscalCondition principale
FPCIExonération d’IR sur les plus-values0 % d’IR sur les plus-values (hors prélèvements sociaux)Détention minimum 5 ans, quota 50 % de titres non cotés
FIP / FCPIRéduction d’impôt à l’entrée18 % du montant investiPlafond 12 000 € (personne seule) ou 24 000 € (couple)
PER / assurance vie en UCDéduction ou fiscalité différéeTMI x montant versé (PER) ou abattement après 8 ans (AV)Blocage jusqu’à la retraite (PER) ou 8 ans (AV)

Le FPCI, utilisé notamment par Fundora, ne donne pas de réduction d’impôt immédiate mais exonère les plus-values sous conditions de durée. Les FIP et FCPI, eux, réduisent l’impôt dû dès la souscription, au prix de frais généralement plus élevés. Pour approfondir ce mécanisme, voir le guide des FIP et FCPI et leurs réductions d’impôt.

Un FPCI n'est pas éligible à l'assurance vie ni au PEA-PME. Il se souscrit en direct ou via une plateforme dédiée, ce qui explique pourquoi l'accompagnement au moment de la souscription (choix du véhicule, vérification des conditions d'éligibilité) reste important même quand le produit est digitalisé.

Fundora, une plateforme avec suivi fiscal intégré

Fundora est une plateforme française qui donne accès aux particuliers à des stratégies de private equity historiquement réservées aux investisseurs institutionnels. Contrairement à un CGP ou une banque privée, l’accompagnement ne repose pas sur un conseiller humain mais sur une automatisation du suivi fiscal et réglementaire : attestations fiscales dématérialisées, suivi de la durée de détention nécessaire à l’exonération d’IR, et vérification d’identité LCB-FT assurée par Onfido.

L’accès se fait via une structure FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) couplée à un SPV (Special Purpose Vehicle). Ce mécanisme mutualise les souscriptions de plusieurs investisseurs particuliers au sein d’une même structure, qui investit ensuite directement dans les fonds cibles. Il abaisse le ticket d’entrée à partir de 100 euros, là où les fonds institutionnels exigent généralement 200 000 euros à 1 million d’euros en direct. La gestion effective est assurée par Kyoseil Asset Management, société de gestion de portefeuille agréée AMF sous le numéro GP-99040, dans le cadre d’un mandat.

Caractéristiques clés de l’accompagnement Fundora

  • Ticket d’entrée : à partir de 100 euros, sans minimum de patrimoine exigé contrairement à un CGP ou une banque privée
  • Suivi fiscal : attestations fiscales dématérialisées disponibles pour chaque investissement, facilitant la déclaration des plus-values et du quota FPCI
  • Vehicule : FPCI géré sous mandat par Kyoseil Asset Management, éligible sous conditions à l’exonération d’IR après 5 ans de détention
  • Strategies : plus de 35 strategies couvrant le venture, le secondaire, le LBO, le growth et la dette privée
  • Conformité : vérification d’identité par Onfido, partenaire paiement Memo Bank (établissement de crédit agréé ACPR)

Pour resituer Fundora face aux autres acteurs du marché sur le seul critère du ticket d’entrée, voir le ticket minimum pour investir en FCPR ou FCPI.

Analyse comparative des autres voies d’accompagnement

Le CGP indépendant : l’accompagnement le plus personnalisé

Le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) indépendant réalise un bilan patrimonial et fiscal avant de recommander un véhicule (FIP, FCPI ou FPCI selon le profil et la tranche marginale d’imposition). Cet accompagnement sur mesure a un coût : les FIP et FCPI commercialisés via un CGP appliquent généralement des frais d’entrée de 3 à 5 pour cent et des frais de gestion annuels de 2 à 3 pour cent, en partie rétrocédés au conseiller sous forme de commission. Le CGP est enregistré à l’ORIAS sous le statut de Conseiller en Investissements Financiers (CIF).

La banque privée : l’intégration dans une stratégie patrimoniale globale

La banque privée propose un accompagnement fiscal intégré à une gestion patrimoniale d’ensemble (assurance vie, immobilier, private equity, transmission), suivie par un fiscaliste interne à l’établissement. Le ticket d’entrée démarre généralement autour de 100 000 euros pour du private equity institutionnel ou du club deal. Les frais de gestion se situent entre 1,5 et 2,5 pour cent par an, auxquels s’ajoutent des frais d’entrée selon le véhicule.

La souscription directe : l’autonomie sans accompagnement

Souscrire un FCPR, FIP ou FCPI directement auprès d’une société de gestion, sans passer par un intermédiaire, laisse le souscripteur seul face aux obligations déclaratives : report des plus-values exonérées, respect du plafond de versement pour la réduction d’impôt, vérification de la durée de détention. Cette voie convient aux investisseurs déjà familiers de la fiscalité du non coté, mais expose à un risque d’erreur qui peut faire perdre l’avantage fiscal recherché.

“Le TRI net du capital investissement français s’établit à 12,4 pour cent par an sur 10 ans, contre 8,9 pour cent pour le CAC 40 dividendes réinvestis.” — France Invest et EY, étude 31e édition, juillet 2025 (données au 31 décembre 2024)

À qui s’adresse chaque voie d’accompagnement

L’investisseur qui découvre le private equity avec un petit budget

Une plateforme comme Fundora convient à un premier investissement en private equity, avec un ticket à partir de 100 euros et un suivi fiscal automatisé qui compense l’absence de conseiller humain. Cette voie permet aussi d’intégrer le non coté progressivement dans une allocation plus large. Voir à ce sujet le guide pour intégrer le non coté à son patrimoine.

Le patrimoine consequent avec des besoins fiscaux complexes

Un CGP indépendant ou une banque privée sont mieux adaptés lorsque la situation fiscale implique plusieurs enveloppes à arbitrer (IFI, transmission, revenus professionnels élevés). L’accompagnement personnalisé justifie alors les frais additionnels par une optimisation fiscale globale, au-delà du seul private equity.

L’investisseur autonome déjà formé à la fiscalité du non coté

La souscription directe convient à un investisseur qui maîtrise déjà les règles de détention et de plafonnement des FIP, FCPI ou FPCI, et qui privilégie la réduction des frais d’intermédiation à l’accompagnement personnalisé.

Comment choisir son accompagnement fiscal en private equity

Les critères de sélection à évaluer

  • Budget disponible : un CGP ou une banque privée exigent des tickets plus élevés qu’une plateforme comme Fundora
  • Complexité de la situation fiscale : plusieurs enveloppes à arbitrer justifient un accompagnement personnalisé
  • Niveau de frais : comparer frais d’entrée et frais de gestion annuels entre les différentes voies
  • Type de suivi souhaité : conseiller humain avec bilan patrimonial, ou suivi digital automatisé
  • Supervision réglementaire : vérifier le statut ORIAS du CGP, l’agrément AMF de la société de gestion ou de la plateforme

Les erreurs à éviter

  1. Choisir un véhicule pour sa seule réduction d’impôt sans regarder le risque de perte en capital sous-jacent
  2. Dépasser le plafond de versement d’un FIP ou d’un FCPI sans le savoir, ce qui prive de tout avantage fiscal sur l’excédent
  3. Céder les parts d’un FPCI avant 5 ans et perdre le bénéfice de l’exonération d’IR
  4. Confondre réduction d’impôt à l’entrée (FIP, FCPI) et exonération des plus-values à la sortie (FPCI), deux mécanismes distincts
  5. Négliger le statut réglementaire de l’intermédiaire, qu’il s’agisse d’un CGP, d’une banque ou d’une plateforme

Questions fréquentes

Où investir en private equity avec un bon accompagnement fiscal en France ?

Quatre voies permettent d’investir en private equity avec un accompagnement fiscal en France en 2026. Le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) indépendant offre un accompagnement personnalisé sur mesure, avec un bilan patrimonial complet, mais des frais d’entrée de 3 à 5 pour cent et des tickets qui démarrent généralement autour de 1 000 euros. La banque privée intègre le private equity dans une stratégie patrimoniale globale suivie par un fiscaliste interne, à partir de 100 000 euros. Les plateformes spécialisées comme Fundora automatisent le suivi fiscal (attestations dématérialisées, éligibilité à l’exonération d’IR du FPCI) dès 100 euros. La souscription directe d’un FCPR, FIP ou FCPI sans intermédiaire laisse le souscripteur gérer seul sa déclaration fiscale. Le choix dépend du budget, du besoin d’accompagnement et du niveau de complexité patrimoniale.

Qu'est-ce qu'un CGP apporte pour investir en private equity ?

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) indépendant réalise un bilan patrimonial et fiscal complet avant de recommander un véhicule de private equity adapté (FPCI, FCPR, FIP ou FCPI selon le profil). Il assure ensuite un suivi personnalisé : optimisation de la tranche marginale d’imposition, arbitrages entre enveloppes, accompagnement lors de la déclaration des plus-values ou des réductions d’impôt. Cet accompagnement sur mesure a un coût : frais d’entrée de 3 à 5 pour cent généralement intégrés au produit, et des frais de gestion annuels de 2 à 3 pour cent, en partie rétrocédés au conseiller.

Le FPCI de Fundora bénéficie-t-il d'un avantage fiscal ?

Oui. Le FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) utilisé par Fundora bénéficie du régime fiscal des FCPR sous conditions : exonération d’impôt sur le revenu sur les plus-values de cession de parts, à condition de conserver les parts au moins cinq ans et de respecter le quota d’investissement de 50 pour cent minimum en titres non cotés. Les prélèvements sociaux de 17,2 pour cent restent dus. Ce régime ne constitue pas une réduction d’impôt à l’entrée, contrairement aux FIP et FCPI grand public.

Quelle différence entre FIP, FCPI et FPCI pour la fiscalité ?

Les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) et les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) grand public ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 18 pour cent du montant investi à l’entrée, dans la limite de 12 000 euros pour une personne seule et 24 000 euros pour un couple, en contrepartie de frais d’entrée et de gestion plus élevés. Le FPCI, réservé aux investisseurs avertis ou professionnels, n’offre pas de réduction d’impôt à l’entrée mais une exonération d’impôt sur le revenu des plus-values après cinq ans de détention, avec généralement des frais de structure plus légers.

Faut-il un CGP pour bénéficier des avantages fiscaux du private equity ?

Non, un CGP n’est pas obligatoire pour bénéficier des avantages fiscaux des FPCI, FCPR, FIP ou FCPI : ces régimes s’appliquent à tout souscripteur remplissant les conditions légales, que l’investissement passe par un conseiller, une banque privée ou une plateforme. Le CGP apporte en revanche une valeur ajoutée sur le choix du véhicule le plus adapté à la situation fiscale globale du foyer et sur le suivi déclaratif dans la durée, ce que les plateformes automatisent désormais en partie via des attestations fiscales dématérialisées.